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Les Genevois de Silver Dirt sont de retour aux affaires avec un EP quatre titres, intitulé sobrement ‘IV’. L’occasion pour Daily Rock de faire le point en toute transparence sur le passé, le présent et l’avenir du groupe avec Steff Perrone, son charismatique chanteur.

 

Cet EP marque un changement dans votre son, qui est plus lourd qu’auparavant…

Steff Perrone : Personnellement, j’en avais envie depuis un bon bout de temps, mais notre ancien guitariste n’était pas dans le même état d’esprit, donc ça s’est enfin fait naturellement avec Chris qui a des influences heavy et qui a eu l’idée de bosser avec Achim (NDLR : Köhler, producteur allemand).

 

Après trois albums, pourquoi avoir opté pour un EP quatre titres digital ?

Nous avons beaucoup investi dans notre troisième album ‘Payback Time’ en travaillant avec un producteur renommé, espérant intéresser certains labels que nous visions afin de faire passer un palier au groupe, ce qui n’est pas arrivé. Du coup, on a opté pour une solution plus simple cette fois, et attendre de voir si le public accroche au nouveau son de Silver Dirt avant d’investir dans un album.

 

Quels sont les projets actuels de Silver Dirt ? Est-ce que vous seriez prêts à repartir en tournée en ouverture d’un groupe, comme vous l’avez fait avec Lynch Mob ?

Nous cherchons actuellement des concerts, et si une tournée nous est proposée, nous y regarderons à deux fois. L’expérience Lynch Mob étant notre première tournée européenne, elle a été enrichissante en expérience, mais au niveau financier, c’était une catastrophe.

 

Quels sont les objectifs actuels de Silver Dirt ?

Ils sont les mêmes qu’au début, mais avec une perspective différente : avoir la reconnaissance du public, savoir que les chansons qu’on compose, les paroles que j’écris, comptent pour eux, en tant qu’artiste, c’est ce que je recherche, c’est ce qui me nourrit pour avancer. Sinon, je ne vais pas te cacher qu’après bientôt dix ans – le groupe est né en novembre 2004 – rester motivé est de plus en plus difficile. Surtout que les objectifs que nous nous étions fixés dès le début, à savoir grandir graduellement pour finalement arriver à en vivre, n’ont jamais été atteints. Et sans la rencontre avec Chris et Stefano, Silver Dirt n’existerait plus aujourd’hui. Mais à la fin, c’est le public qui décide de la vie ou de la mort d’un groupe. Or nous croyons en ces nouveaux titres et j’espère que le public suivra.

 

 

FICHE CD
‘IV’
Autoproduit

www.silverdirt.com

Gilles Simon Photographies